
J'ai toujours écris. D'aussi loin que je me souvienne, malgré que je n'ai jamais eu la chance d'étudier dans ce domaine, j'ai gribouillé des pages de trucs parfois ridicules, infectes ou faussement songés.
Il y a eu cette histoire, d'amour, entre un homme partie pour la guerre, sa femme l'attendant patiemment pendant des années... et on a probablement vu cela au grand écran un beau jour... Puis cet autre tentative de roman Le puits... que je voulais un drame d'horreur, humide, noir et maléfique (entre 2 lectures de Stephen King, fort probablement!) . Et des tonnes de poèmes, des dizaines de fabulations qui n'ont ni queue ni tête... et des phrases pour philosopher... Hum! Des mots soudés à d'autres mots, ou encore alignés pour s'ordonner et faire joli.
Je suis humble, dans toute cette quête de m'exprimer, parce que je sais reconnaître la valeur de la recherche de celui qui le fait avec méthode. Moi, je m'amuse. Encore que cet amusement est souvent thérapie, et comme je l'ai déjà exprimé dans un autre billet: "mon psy me ruine, mais ma plume me devine!"
Dans tout cet univers de mon écriture, une constante: mes grands moments de bonheurs, mais surtout mes grands moments de détresse! J'ai même déjà tenté de mettre des mots sur cet état d'esprit qui m'habite lorsque je deviens soudainement fertile et cela donne une poésie appelée Maso et dont voici les premières lignes...
Si je ne ressens plus les choses que quand elles me font mal
Y aurait-il, dans mes entrailles, une masochiste camouflée?
Car l'artiste vibre souvent sous l'effet d'une certaine noirceur
Pour étaler son art à l'égale de sa douleur
Pourquoi m'est-il plus facile de m'exprimer lorsqu'il y a torture émotive? Bon... la sensibilité exposée? les fibres à fleur de peau? les neurones en ébullition? la larme voilant le regard troublé? Je ne sais trop... mais il y a chez moi un lien directe entre le besoin de crier et la douleur d'être vivante à certains moments.
Autrement, ma vie, pas toujours troublée et déprimante au contraire, m'offre des moments de bonheurs qui exaltent également l'ardeur de ma plume.
Devant une feuille blanche, la main glisse parfois d'avoir envie de se dégourdir: le résultat n'est pas toujours épatant, mais comme un entraînement raté parce que l'on a trop mangé, on se dit qu'on s'est au moins dégourdit le ciboulot!
Dans l'attente d'une poésie plus inspirée je vous offre, chers lecteurs taquins, mes plus sincères vibrations!!!
La Plume