31 juillet 2012

Pourquoi ne plus courir - épisode 4

Ou...
... Je suis là!


Je me sens bien triste, ce soir. J'ai pas trop le moral...

Je comprends, Précieux Gauche... la vie est difficile en ce moment pour toi!

Mon marathon d'ambition me semble bien loin derrière. Hélas!

Mon peton ne se soucis guère de sa petite personne, cher Précieux. Il a tellement rêvé ses piétinades à tes côtés...

Tu me vois ainsi bien désolé de te gâcher tes élans, cher Grand Droit. Je ne t'en garderais pas rancune de vouloir voir ailleurs...

Que dis-tu... c'est le délire de ta tristesse qui parle comme ça. Je sais, que tu sais, que nous sommes un équipe et que nos rêves n'ont rien pour m'inciter à jalouser l'herbe du voisin!

Alors on fait quoi, maintenant, cher Grand Droit?

Oh, mais on se caline et on se soigne! Je ne t'abandonne pas... Je suis là!



 La Plume... au bistouri, mardi!

24 juillet 2012

Pourquoi ne plus courir - épisode 3

Ou...
... L'empire contre attaque!

Dans la vie, y'a toujours une solution à un immense problème, à un drame physico-circonstanciel. Dans mon cas: voilà!

Je me suis sentie excitée puis révulsée tout à la fois en scrutant pour la première fois ce curieux assemblage de plastique et de coussinnage. On le croirait directement sortie de la Guerre des Étoiles avec son mini insufflateur et sa coque indestructible. Mais pourtant il enrobe mon peton comme seules peuvent le faire les pantouflardises de matante Louise!

J'ai cassé ma tirelire pour ce vaisseau spatiale mais j'vous jure que la ruine en vaut la chandelle!

Que la force soit avec vous...

La Plume


23 juillet 2012

Pourquoi ne plus courir - épisode 2

Ou...
...La phobie du plâtre !

Jour 1...
C'est donc ben serré cette affaire-là! Ne pas chercher à bougeotter les orteils, prendre les serrements en patience et trouver un côté sexy à l'assemblage...

Jour 2...
Pas le temps d'y penser: faut travailler. Puis y'a les courses, le marché et le voyage jusqu'à la roulotte pour aller trouver mes gars. Au soir pourtant, urgent besoin d'une séance d'hypnose qui vient à bout de calmer mon irrépressible envie de m'arracher la fibre de verre du mollet! Merci maman...

Jour 3...
Encore du travail, tout plein, avec la compréhension d'élèves plaignant la posture dans laquelle je me trouve tandis que moi je rassure tout un chacun que je ne ressens pourtant aucune douleur. La soirée amène son lot de câlins tendres pour détourner le malaise. Merci mon amour!!!

Jour 4...
Chéri n'est pas là: je suis seule et occupe toutes mes pensées cette agaçante inquiétude de ne plus supporter l'engin. J'orgueillise et me demande pourquoi une prof en premiers soins ne peut supporter cette curative réalité... Guérir pour un jour courir... comme un mantra dans ma tête. Guérir, guérir, courir! La peur du soir seule monte comme la lune Pleine qui attire les Loups Garous. Un bain froid pour réduire l'ampleur de ma panique avec un bien modeste résultat. Je rage ensuite dans mes draps lorsque dans mes rêves un mauvais feuilleton policier, mettant en scène un étrangleur en série, me réveille en suffocant!

Jour 5...
Obsession qui devient maladive: le délire s'installe et le sommeil me quitte. Torturo jappe au moment où l'épuisement m'assomme puis encore trop d'heures devant moi avant de courir aux urgences! Ça y est: le petit poussin dans une coquille se sent comme une autruche coincée dans celle d'une caille!

Jour 6...
Docteur, je n'en peux plus docteur! Mes orteils engourdis, ma tête dans un étau et le manque d'air dans mes pensées! La phobie du plâtre existe, Docteur... et j'en suis atteinte malheureusement! Je veux guérir, Docteur, mais pas au prix d'une telle torture!!!!


La Plume... qui s'est vue débarrassée temporairement de son engin! À suivre




16 juillet 2012

Pourquoi ne plus courir - épisode 1


Ou...
.... Attellage

Nous y sommes, les doutes se confirment: le canard a la patte cassée, la sportive doit cesser les foulées et devenir zen pour les prochaines semaines.

2012 sera l'histoire de Londres et non celle de mon premier marathon. Qu'à cela ne tienne, le pronostic est bon! Rien à voir avec l'abandon volontaire ou la volonté paresseuse. C'est un fait craquant, fracturant, poreux et mystérieux.

D'un beau matin ensoleillé en mai dernier s'est paralysé mon pas confiant et mon moral en béton. Expérience oblige, les jours suivants ont imposés la pause croyant qu'un simple repos viendrait à bout du nouveau mal installé sans crier gare. C'est au détour d'un ultime tentative, une semaine plus tard, que le doute dans ma tête et mon corps, d'un désastre physiologique, est pourtant passée inaperçu au regard d'un médecin inexpérimenté. À qui la faute puisque 5 semaines plus tard je me retrouve au point de départ devant un flagrant diagnostic et une attelle plâtrée qui suffoque mon pied claustrophobe? Et bien, rien sur quoi l'on puisse revenir en arrière, aucun passé à réécrire et diagnostic à réinventer. Seule demeure la sagesse et l'indispensable patience sur laquelle reposera mon talon et ma faible cheville pour quelques semaines encore. 

Pronostic épisode 1? À défaut du trot, on regardera courir les meilleurs en suivant les Jeux "Live on TV", sofa sous les fesses et pop corn dans les paluches! À pluch...

La Plume