7 décembre 2011

Contestation citoyenne

Je m’indigne…

Je clame mon innocence…

Je contesterais cette supposée infraction… car je tiens à sauver mon honneur… et prouver tout le ridicule du contribuable moyen qui voit s’épuiser son pécule à combattre les faux et continuer de voir acquitter des meurtriers non criminellement responsables de double meurtre. Ou pire. Ou minablement pire. Ou indécemment pire...

Comme ces fous – circonstanciels ou génétiquement programmés - qui braquent leur colère sur des cibles fragiles et innocentes. Revenir du ciel pour mordiller les orteils de leur démon terrestre? Non, car les anges n’aiment pas perdre leur temps à vivre dans le passé de par-delà l’outre tombe! D’autres s’en chargeront. Dans les sombres douches d’un pénitencier peut-être. On le souhaite… presque. Est-ce à dire qu’on doive se consoler de croire que les criminels sont plus sévèrement punit dans les murs plutôt que dans le système? Ou lorsque vivre sera bien pire, plus tard, lorsque leur visage aura imprégné les mémoires? Les Lépine, Behring Breivik, Turcotte laissent des cicatrices collectives. Certain à plus grande échelle que d’autres. C’est mathématiquement, statistiquement … et combien émotivement attristant.

Ouais… moi, je contesterais mon infraction.
J’ai 100% des preuves utiles pour clamer mon innocence et pour laver ma réputation d’universitaire-hebdomadaire-qui-paie-une-satanée-beurrée-en-pétrole-et-en-gardiennage-puis-en-heures-précieuses-perdues-à-ne-pas-vivre-auprès-de-ma-famille-pendant-ce-temps…

Non mais, y’en as-tu des injustices criables et détestables, des petites parmi les plus chair-de-poulantes et qui nous donnent tout de même le goût de critiquer les ratées du système de justice? Un ticket de stationnement sur l’aire d’une université? Difficile à bien voir pour le préposé (qui n’a même pas su, en plus identifier la couleur exacte de mon véhicule en remplissant son constat) ? Pourtant, j’ai tout : ticket de stationnement payé incluant numéro de carte de crédit utilisée, relevé des derniers 2 ans de stationnement payé hebdomadairement religieusement parce que citoyenne avant profiteuse de place de « char ».

Pour une minuscule infraction non commise (d’un montant pitoyable de 42 $) je devrais dépenser 50$ en essence inutile, plus le salaire d’un juge, celui d’un agent de stationnement venant témoigner, celui d’un greffier, d’une sténo, et j’en passe. Et pourquoi par : perdre une journée de salaire tant qu’à faire!

Non, je contesterais mon infraction pour sauver mon honneur… mais m’abstiendrai pour ne pas ajouter au ridicule de la logistique et du taxable de vos impôts.

La Plume … maintenant moins riche de quelques dollars :(


25 novembre 2011

Poussez-moi ces poils que je m'y love!

Il y a les barbus, les poilus et les rase-poils. Pourtant, le poil est le fier appendice des vestiges de l’évolution. De Cro-Magnon qui le suppliait pour favoriser la survie, il sied aujourd’hui au cœur d’un débat d’image.

Poils, doux poils, où êtes-vous donc passés ?

Pas la barbe râpeuse de 2-3 jours, pas la négligée du paresseux de fin de semaine : la vraie, l’indolente ! L’emmagasineuse d’odeurs par excellence ? Ne saviez-vous donc pas jusqu’à quel point les effluves de l’amour s’y concentrent et appellent à l’abandon du corps ? Aphrodite même serait intimidée par tant de phéromones venant s’y imprégner secrètement. Votre barbe, messieurs, est un puissant aphrodisiaque, tenez-vous le pour dit ! Et la joie lorsqu’elle gratouille le nombril, s’amuse au creux des reins ou trouve refuge dans le cou de son amoureuse.

Et que dire des poils qui ornent fièrement le torse aimé et descendent dignement jusqu’au mont de votre sublime outillage ? Celui décrivant des sillages parfaits et invitant aux caresses ? Car le poil transporte même ses tabous jusqu’à la chambre à coucher où se dévêtir devient non seulement éprouvant pour le nu devant la nudité du nouvel amant, mais pour le poilu ou non poilu devant celui de l’autre espèce. N’est-ce pas toujours déstabilisant de constater le surplus lorsqu’adepte d’intégral, ou l’engin sans son apanage ne permettant même pas le plaisir d’investiguer pour s’amuser ? Moi, j’ai ma préférence (et je ne dis pas ici mon exigence…)

Et au partage de poils, apprenez à lire les poésies de ceux de votre amoureuse : ils seront signes d’invitation s’ils ne se braquent mais se détendent. Alors, messieurs, amants de longue date ou de passage, sachez explorer furtivement les détours de la peau de votre charmante car même si moins agrémentée que le mâle, chaste dans sa pureté clairsemée, n’en demeure son duvet fin aux secrets divins aspirant à la délicatesse de vos hommages.

Et l’obstiné ? Le rase-poil intégral ? Choix discutable, et, dans certain cas, question d’image, d'accro de l’hygiène-extrême... Mais les odeurs, ça fait aussi partie des mystères de la rencontre amoureuse… et dans l’odeur, autant que dans les traits du visage, le perçant du regard ou la démarche, il y a attraction. Plus subtile, mais réel, car la discrétion de l’autre, la rencontre de son corps et de l’attirance passera aussi par cela.

Et ne me dites pas que la toison rasée permet un contact peau à peau plus intense ! Car physiologiquement, le poil est la prolongation de la sensibilité et ressent bien avant ladite peau. Nul besoin alors de se presser et de triturer dans l’acte: une si grande richesse alors à envelopper l’autre car l’amour, la tristesse, l’abandon, les vibrations s’expriment intensément par l’effleurement. Et en l’absence de plaisir, de rencontre émotive positive, le poil vous parlera d’autant en s’hérissant et en devenant hésitant. Le poil comme un livre ouvert.

Moi, le poil m’enchante. La barbe me hante. Certes, le rasothon a sa mission, les chauves par obligation ou les imberbes de naissance leurs coudonc ! Mais les autres… les autres… Une seule question me vient en tête : pourquoi ?

Il y a tout de même un code d’honneur du poilu. Celui dont on pourrait confondre le devant du derrière choisira probablement de débroussailler pour réduire de terre sauvage à toison sage. Mais où commence l’éclaircie ? Comment délimiter sans risquer le look aménagé ? N’est-il pas également décent de réduire la broussaille nasale, auriculaire ? Je veux bien… j’espère bien. Et ne pas attendre de tresser le menton, de grâce !

Alors, corps d’homme aux instincts sauvages, soyez fier de votre apanage. Il est odorant, invitant, caressant, érotisant et tellement charmant ! Poussez-moi donc ces poils, que je m’y love !


La Plume... accro de son poilu ;)

3 novembre 2011

Au grand vent d'automne




L'automne se fait gris aujourd'hui, comme il se doit lorsqu'on prépare l'hiver. Sans pitié pour nos frissonnades il a pourtant su être doux jusqu'à maintenant...

Il a fait de Mado une triste échouée sur sa galerie, ayant voulu gourmander le soleil et passant ainsi bien près du drame de se voir confinée à une cage à moineaux définitivement. Fière de ses 93 ans, et de son orgueilleuse ténacité, elle a pu regagner la force dans ses petites jambes et ainsi retrouver ses appartements en à peine 8 journée perdues au centre hospitalier.

L'automne à fait des montagne de feuilles sur la devanture de la maison des religieuses du quartier, et permis à mes mousquetaires de plonger jusqu'à épuisement au retour de leurs scolaires... Chevelures décorées de feuillage, joues rose bonbon, du bonheur dans les yeux, tout plein!

Et que dire des sentiers vers l'Alma! Sentier d'aulnes et de bouleaux, de sapins "tornadés" et de roches entrelacées... tout pour confier à nos humeurs les bonheurs de s'en aller bientôt hiberner. Chasseurs bredouilles, marcheurs comblés, nez titillés, chalet rénové... que de plaisir ensuite à camoufler son corps dans une couette bien plumée!

Le tempo suit encore quelques sorties, et l'odeur de la neige imminente n'attriste en rien ce départ de la belle saison car pour y revenir, il faudra bien accepter de s'y tempêter encore cette année!


La Plume... qui ne migrera nul part qu'ici même!

8 juin 2011

Pour toi... c'est quoi courir?

Course de la Relève.
Mardi 7 juin 2011.

Niveau scolaire: primaire 1e année donc distance prévue de 500m transformée, après erreur de parcours, en 800m.

Étienne: deuxième participation à cette compétition puis participation au Petit Marathon Montréal 2010.

On ne s'attend à rien: avons tellement vendu l'idée que "l'important c'est de participer"...

Départ moyen... mais passage devant la maman avec un regard déchaîné. Oups... que passa dans cette petite tête là?!?

Derniers 100m: un visage connu pointe à l'horizon. Stupéfaction? Coudonc, y va finir dans les premiers?!?

Au photo-finish? Deuxième position!!!!! Visage crispé, nausée sur le bout des lèvres... complètement vidé. Tournée du champion dans les bras de maman (qui ne devrait pas lever une plume mais là, elle se sent solidaire de la douleur).

Podium... son nom... sa médaille... pas capable de sourire. Il est exténué, le champion!

"Comment ça c'est passé?"

" C'était difficile, maman."

" Je suis tellement fière de toi... j'ai vu dans tes yeux que tu avais le goût de courir vite!"

Beignet, lait au chocolat. On se redonne des forces, modestement assis sur le trottoir derrière les parents et les autres enfants. Il ne parle pas... ne s'excite pas. Une beauté de fierté intérieure.

Wow! Une demoiselle vient lui demander de voir sa médaille... Une première fan?

"Mais est-ce que tu savais que tu courais aussi vite? As-tu regardé derrière toi?"

"Oui, une fois. Mais pas trop. Je ne voulais pas arriver le dernier!"

C'est dit... de la graine de compétition dans le corps, le p'tit loup..

La Plume