Je consomme, tu consommes, il consomme…
Consommer c’est quoi ?mm
Et surconsommer ça ce mesure comment ?
Surconsommez-vous ?
Si le Black Friday est un attrait pour les
uns, moi il me fait dresser les cheveux sur la tête. Sortir son portefeuille
PARCE QUE tous les spéciaux sont ici, aujourd’hui, in situ ? Moi, je crois
que les « spéciaux », aujourd’hui, furent plutôt les flocons, gracieux
et molletonneux qui ont provoqué de larges sourires sur le visage des enfants,
des papillons dans les mollets des skieurs et la grimace sur les lèvres des
pelleteux de neige.
On a beau dire, celui qui se paie toutes les
bébelles avant même les espérer du Père Noël est un glouton de la consommation.
Celui qui ne peut s’empêcher d’acheter des peccadilles à la tonne, même pour
quelques sous, est un ogre et celui qui ne sait même pas ce qu’il pourrait en
faire, un avaricieux-inversé.
Je consomme et surconsomme pour quoi, au
fait ? Voilà la question à laquelle on se doit de répondre en ces temps de
« j’peux-pas-attendre-c’est-trop-cool-cette-affaire-là ».
Dites-moi: je peux pas passer à côté de qui, de quoi? Est-ce que je surconsomme parce que je le peux, parce que je le veux, ou parce qu’eux ne le peuvent
pas? Ou est-ce que je surconsommer impulsivement parce que je le « sens », parce que je "dois essayer cette occasion là"?
Je cherche à prouver
quoi ? Je souhaite me gonfler d’orgueil, mais pourquoi ? Je suis boulimique de la dépense en raison de quoi?
Je surconsomme lorsque j’achète compulsivement
même des trucs à quelques sous, lorsque je prends un café au Tim plutôt que de
m’en faire un à la maison, lorsque je jalouse l’herbe de mon voisin.
Je
surconsomme lorsque je me perds dans des amitiés jetables et en oubli les
sincères.
Je surconsomme lorsque je ne prends plus le temps d’apprendre à
repriser moi-même ce petit trou dans mon bas.
Et surconsommateur, qui êtes-vous ?
Certains surconsomment l’amour…
D’autres surconsomment la nourriture…
Pour les uns c’est le travail…
Et pour les autres, le sport…
Et la drogue, l'alcool, le jeux, le sexe...
Je crois même qu'il y en a qui surconsomment la vie!
Puis on peut être un surconsommateur d'occasion.
Et surconsommer, c’est encourager le jetable.
Je jette donc je suis. Mais si je jette, que
me reste-t-il ensuite ?
En fait, surconsommer n’est pas tant une question
de prix ou d’argent. Et ça n'est pas réservé qu'aux objets... Je rois que surconsommer est beaucoup une question d’attitude. Et cette attitude peut se
refléter sur tout ce que l’on est : nous pouvons être « trop »,
« assez » ou « peu » (1)
Moi, je consomme.
Suis-je parfaite ? Non.
Est-ce que parfois je surconsomme ? Probablement.
Mais j’essaie pourtant de consommer d’abord
pour vivre.
Et pour m’enrichir d’expériences, de
découvertes et de moments « mémorables »
Je fais des choix.
Je ne me laisse pas imposer le rabais,
l’aubaine et le 2 pour 1.
Je refuse qu’on m’emballe, m’enrobe et me
garnisse d’un chou.
Ma consommation n’est pas à vendre !
Ni ma VISA, ni mon pécule, ni ma petite
personne!
Et lorsque l’on tente de me faire croire que
le Black Friday est une occasion en or ? Et bien moi, je reste emmitouflée,
je me coule un bon café et j’attends la fin de la
journée. Simplement.
Car après tout, samedi sera un autre
jour ;)
Économiquement vôtre !
La Plume... en mode "premiers flocons"
(1) Les « trop »… texte à venir…