28 novembre 2016

Le party de bureau du travailleur autonome


Ça a commencé à me chicoter il y a quelques jours, après une discussion avec une amie qui était à se planifier une gardienne pour pouvoir assister à SON party de bureau puis à celui de son chum juste le lendemain. Je réalisais alors l’évidence, celle qu’après plusieurs mois de dur labeur à rouler ma business, l’équipe à inviter pour un éventuel party de Noël ressemblerait plutôt à un Me, Myself and I. Quel choc !

Faut dire que lorsqu’on fait office à la fois de secrétaire, gestionnaire de projet, comptable, femme de tête, homme de bras, et relationniste pour sa propre entreprise, et que la majorité des journées de travail se passent assises devant son écran d’ordinateur, on s’imagine mal en train de lever seule son verre pour trinquer et s’animer comme une banc de poissons à danser en ligne pour auto festoyer !

Mais…

Je revendique tout de même le droit à changer le mal de place, puisqu'être entrepreneur est synonyme d’énormément de travail, des sacrifices, de stress, d’incertitudes et de besoins de décrocher. Et nos réussites, nos contrats, nos bons coups, on a aussi envie de les partager, non ?

Ainsi, si vous êtes comme moi, un peu « 7 carrés, paillettes et champagne » et que tout ce qui vous manque c’est un troupeau de joyeux lurons qui a le cœur à Noël, passons-nous le mot et trouvons-nous une vraie fête, une piste de danse et des plateaux de sandwichs-pas-de-croutes !


Vive le vent, vive le travailleur autonome ;)

La Plume... 

25 novembre 2016

Je consomme donc je suis...


Je consomme, tu consommes, il consomme…

Consommer c’est quoi ?mm
Et surconsommer ça ce mesure comment ?
Surconsommez-vous ?

Si le Black Friday est un attrait pour les uns, moi il me fait dresser les cheveux sur la tête. Sortir son portefeuille PARCE QUE tous les spéciaux sont ici, aujourd’hui, in situ ? Moi, je crois que les « spéciaux », aujourd’hui, furent plutôt les flocons, gracieux et molletonneux qui ont provoqué de larges sourires sur le visage des enfants, des papillons dans les mollets des skieurs et la grimace sur les lèvres des pelleteux de neige.

On a beau dire, celui qui se paie toutes les bébelles avant même les espérer du Père Noël est un glouton de la consommation. Celui qui ne peut s’empêcher d’acheter des peccadilles à la tonne, même pour quelques sous, est un ogre et celui qui ne sait même pas ce qu’il pourrait en faire, un avaricieux-inversé.

Je consomme et surconsomme pour quoi, au fait ? Voilà la question à laquelle on se doit de répondre en ces temps de « j’peux-pas-attendre-c’est-trop-cool-cette-affaire-là ». 

Dites-moi: je peux pas passer à côté de qui, de quoi? Est-ce que je surconsomme parce que je le peux, parce que je le veux, ou parce qu’eux ne le peuvent pas? Ou est-ce que je surconsommer impulsivement parce que je le « sens », parce que je "dois essayer cette occasion là"? 

Je cherche à prouver quoi ? Je souhaite me gonfler d’orgueil, mais pourquoi ? Je suis boulimique de la dépense en raison de quoi?

Je surconsomme lorsque j’achète compulsivement même des trucs à quelques sous, lorsque je prends un café au Tim plutôt que de m’en faire un à la maison, lorsque je jalouse l’herbe de mon voisin. 
Je surconsomme lorsque je me perds dans des amitiés jetables et en oubli les sincères. 
Je surconsomme lorsque je ne prends plus le temps d’apprendre à repriser moi-même ce petit trou dans mon bas.

Et surconsommateur, qui êtes-vous ?

Certains surconsomment l’amour…
D’autres surconsomment la nourriture…
Pour les uns c’est le travail…
Et pour les autres, le sport…
Et la drogue, l'alcool, le jeux, le sexe...
Je crois même qu'il y en a qui surconsomment la vie!
Puis on peut être un surconsommateur d'occasion.
Et surconsommer, c’est encourager le jetable.
Je jette donc je suis. Mais si je jette, que me reste-t-il ensuite ?

En fait, surconsommer n’est pas tant une question de prix ou d’argent. Et ça n'est pas réservé qu'aux objets... Je rois que surconsommer est beaucoup une question d’attitude. Et cette attitude peut se refléter sur tout ce que l’on est : nous pouvons être « trop », « assez » ou « peu » (1)

Moi, je consomme.
Suis-je parfaite ? Non.
Est-ce que parfois je surconsomme ? Probablement.

Mais j’essaie pourtant de consommer d’abord pour vivre.
Et pour m’enrichir d’expériences, de découvertes et de moments « mémorables »
Je fais des choix.
Je ne me laisse pas imposer le rabais, l’aubaine et le 2 pour 1.
Je refuse qu’on m’emballe, m’enrobe et me garnisse d’un chou.
Ma consommation n’est pas à vendre !
Ni ma VISA, ni mon pécule, ni ma petite personne!

Et lorsque l’on tente de me faire croire que le Black Friday est une occasion en or ? Et bien moi, je reste emmitouflée, je me coule un bon café et j’attends la fin de la journée. Simplement.

Car après tout, samedi sera un autre jour ;)

Économiquement vôtre !


La Plume... en mode "premiers flocons"


(1) Les « trop »… texte à venir…

22 novembre 2016

Et si ta tête m'était contée

Sur tes neurones entremêlés
Glissant tels des doigts sur un violon
Je me plaisais à sentir la fibre
D’un crescendo irrévérencieux

Sur l’un d’entre eux, solitaire astiqué
J’ai pu valser mon ombre heureuse
Et sans me retenir, d’un souffle inopiné
Ai attrapé l’essence de son obscurité

Il m’a alors chuchoté à l’oreille, rageur
Que sa vie rangée ne lui convenait
Que pour l’assurance de ses vieux jours
Pas pour la valse du troubadour

Surprise de cette confidence
Je décidai de saisir l’occasion
Pour tester la verve du compteur
Et ralentir ses sombres divagations

« Pauvre neurone, sage petit fou
Comment souhaiter séparation
De cet ensemble ordonné
Sans craindre perdition ? »

« Mais c’est, très chère amie,
La déroute que de se perdre ici
Plutôt que de quitter le nid
Pour s’aventurer vers d’autres sillages… »

« Je vois bien votre ravissement
De voyager si loin de vos semblables
Pour trouver quoi, par-delà, là-bas
D’autre que d'incessants combats ? 

Car sur cette mer agitée
Dansent des ombres insouciantes
Prêtes à tout pour réclamer

Votre carcasse malmenée »

« On me l’a chuchoté, déjà
Quoique ma fibre me dit
Que c’est pour me faire peur
Et m’empêcher d’agir »

« Hélas, vous faire peur
Ne me semble pas assez
Alors courez et acceptez
Que votre destin vous guette 

Il sera toujours à vos côtés
Insouciant et téméraire
Mais combien satisfaisant
Si vous-même l’avez prisé 

Simplement, la vie est dure
Mais jamais autant que triste
Ou décevante d’avoir tremblé
Devant la richesse de l’inconnu »

Et j’ai laissé glisser, paisible
Mon doigt sur le neurone décidé
De courir la vie dans un élan
Pour son seul émerveillement



La Plume....