La pluie ne m'a pas arrêté, cet après-midi au retour du travail. Je n'en pouvais tellement plus d'avoir le corps crispé devant l'écran de mon ordi; va pour les doigts qui se délient sur le clavier, mais les pattes, elles, les Essentielles? J'ai donc enfilé mes collants, ma veste coupe-vent et suis partie explorer les rues des alentours.
J'ai dû mettre les pieds dans les "lacs" d'eau au moins 6 ou 7 fois, puis dans des petites flaques encore plus régulièrement, ricanant de mon sort et paradant dégoulinant comme un canard dans la mare qui se marre... Toujours est-il qu'à environ 200 petits mètres de chez moi, au finale de ma course et pendant ma marche de récupération, un petit cabot, pas plus grand qu'on gros rat, trempé lui aussi jusqu'aux os, a commencé à me talonner amicalement.
Je veux bien qu'il soit d'humeur mais je suis pas en faveur de cette soudaine intervention canine. Je l'intime donc avec des "ousts" pas trop agressant d'abord, plus insistant ensuite, de regagner son logis. Rien à faire: il branle la queue, saute à mes mollets, c'est la "cruise" quoi!
La pluie augmente son débit, mais au point où j'en suis je décide de me mouiller un peu plus puis de frapper à quelques portes du voisinage à la recherche des maîtres de pitou. À la première porte (et avec cet air dignement détrempé qui me coiffe), j'explique la situation. Et non... ici on ne connaît pas la bête.
Porte numéro 2. On m'examine en rigolant: je sais, je sais! J'ai l'allure d'un vilain petit canard, j'ai la goutte au nez, le toupet frisé et le mascara qui fond sur mes joues... mais auriez-vous connaissance de qui pourrait avoir perdu cette laisse à laquelle pendouille ce minuscule canin? Voilà bien ma chance... toujours rien.
La pluie verse et déverse son averse. Je suis complètement transpercée et commence même à geler. Il me faudra bien revenir à la maison, adopter temporairement le chien, me sécher, repartir en voiture car là, pieds mouillés, c'est inconfortable pour la recherche.
Tout à coup, la laisse se tend: Pitou ou Rintintin ou Fido, enfin cette "affaire-là", pointe son museau et insiste sur la pelouse de la dernière maison sur la gauche. Oh! Bonne nouvelle? Je lâche la prise... il s'éloigne... gravite autour de la porte... Il n'en faut alors pas plus pour que je tourne rapidement le dos et active, pour un dernier sprint, mes mollets et mes nouveaux pieds palmés...
Et comme il n'a pas suivi, j'ose imaginer qu'il s'est réfugié à la bonne adresse! Alors vivement que je retrouve la mienne car là, ça va faire le look de canard !!!
La Plume... détrempée!
29 septembre 2010
20 septembre 2010
En chute libre...
Ouf!Je savais qu'elle arriverait celle-là!
La chute d'adrénaline d'après course. Tellement d'intensité dans les dernières semaines, un objectif précis et des journées tricotées serrées autour de mes ambitions. Et maintenant le calme. Le grand calme, même. Celui qui nous rappelle la solitude de ce sport individuel et de ses lendemains trop personnels.
Je cours pourtant encore. Pour ne pas laisser étourdir mon corps par ce vertige. Je cours pour emmagasiner les odeurs automnales, pour ré-apprivoiser la joie qui vient avec le départ des volées d'oies blanches, pour percer mes pupilles de ces oranges brûlés tapissant les feuillages. Je cours pour saisir le plaisir de partir pour ensuite arriver. Je cours donc en rêvant d'ailleurs et d'ici.
Courir en aspirant à d'autres projets. Combattre ainsi l'abattement par les découvertes réjouissantes. Rêver d'autre délices pour assouvir mon insatiable curiosité. Rêver de cardamome, de pommes, de musiques, de décors, d'écriture et de charmes.
Puis continuer de courir tout en accueillant la sérénité des grands calmes. Ces calmes bien personnels habillés de nos solitudes circonstancielles.
La Plume
6 septembre 2010
Pourquoi courir - dernier épisode

Ou...
... un Demi et trois Petits !!!
Il est 6h00. Je n'ai presque pas fermé l'oeil depuis 3 heures. Des crampes menstruelles se sont pointées le bout du nez, comme si j'avais ENCORE besoin d'une autre raison de me sentir impotente... Anti-inflammatoires, anti-douleur... je me sens presque une machine archi-dopée à me voir ainsi avaler ces trop nombreux comprimés.
J'ai préparé les dossards de tous les membres de la famille hier soir et attaché les puces électroniques sur les souliers de course. Ce fut très émouvant. Un rituel que je souhaite bien répéter éventuellement. Puis, je me suis assuré qu'au frigo reposait précieusement notre déjeuner d'avant départ. Y'a le petit dernier qui suit à la lettre tout ce que je fais "pour" ma course: il a mangé un spaghetti (comme sa maman) au souper, il a prévu un yogourt (parce que c'est bon pour le corps) et une banane (pour la force dans les jambes). Sacré petit homme: il a toujours eu un naturel pour la santé et il se préoccupe de la mienne comme si cela faisait partie de sa bulle . Ça me fait vraiment chaud au coeur.
Ainsi donc, au lever, j'ai mal dormi! Le ventre crampé et ballonné au maximum, la hanche couverte d'une plaie de ventouse GROSSE DE MÊME et encore, malgré les médicaments, une démarche ankylosée... Mais j'ai dans la tête une foi immense en ma volonté d'y arriver. De toute façon, mon corps et moi nous nous sommes parlés, yeux dans les yeux: on y va ensemble, ou pas du tout! C'est un ultimatum, un point de non-retour, une défi à relever... ensuite on reposera l'ensemble pour un petit moment.
Le premier test de toute la troupe débute à 8h30. Trois petits mousses au fil de départ de "leur" Marathon, une compétition d'un kilomètre tout en pas d'enfants - 3000 mini-coureurs au bas mot - rassemblés sur la rue, avec en arrière plan le majestueux Stade qui les attend. Il me semble, même à moi l'adulte, que la seule vue de ce grand mat donne déjà toute la volonté d'y arriver. Et il y a un grand-père et une maman remplis de fierté à leur côtés pour courir, et une grand-maman au fil d'arrivée. Je les observe. Déjà, leurs personnalités transparait sur la ligne de départ. Mon grand qui crispe le visage d'anxiété: il a tellement peur de nous perdre sur le parcours. Ma poulette, elle, sourit de tous rayons et est lumineuse: la joie de découvrir pour assouvir sa curiosité. Et le petit dernier se ronge les ongles: un défi à relever et une bulle de concentration à ne pas faire éclater. Ne rien répéter des nombreuses consignes dictées la veille: il sait déjà tout dans sa tête.
C'est ma poulette qui rapidement prend les devants: elle se faufile, joue du coude pour faire son chemin... jette parfois un coup d'oeil derrière pour s'assurer qu'on ne tarde pas trop. Puis les gars, orgueilleux comme il est possible d'en être lorsque mâle, tentent de la rattraper. En fière maman que je suis, je me cache derrière. C'est "leur" course... pas encore la mienne. Ils ont droit de découvrir le parcours seuls. Grand-père tient la route pendant que moi je me risque à prendre quelques photos. C'est tout juste à l'entrée du Stade que les hurlements de la foules, amplifiés pour devenir cacophoniques et vibrants, énergisent ces petits visages épuisés mais allumés. Ils ont "leurs" fans partout... applaudissements, encouragements: la haie d'honneur est époustouflante! Je verse une larme. Et deux et trois...
Et dans leurs visage, à l'arrivée, j'ai réalisé que mes enfants avaient compris toute la valeur de l'effort et la vrai signification du mot "rêver".
Qu'à cela ne tienne, la maman a son propre défi à relever elle aussi. Le premier test est réussi: pour eux mais également pour ma hanche qui s'est échauffée. Je me sens rassurée pour la première fois depuis ma quasi mise KO d'il y a 4 jours. Je me parle, je me touche la hanche: on y va. Je me fais brêve complice du bonheur des enfants mais dois partir promptement si je ne veux pas rater ma course: photos de famille... gros bisous... de l'énergie en boîte pour les heures à venir. Et dans la main? Une 2 ième banane généreusement conseillée par mes apprentis nutritionnistes. Je n'en peux déjà plus du régime de bananes: mais comme ça tombe là où ça compte, on va la bouffer, LA banane!!!
Here we go...
Métro Pie IX. Direction parc Jean-Drapeau. Dans les wagons? que des coureurs. Pratiquement. Les uns entament la conversation, vantent leurs exploits antérieurs, d'autres se cachent dans leur tête... Moi? Un voisin un peu vantard... quelques politesses. Rien de plus.
La foule devient adrénergique à la sortie de la station. À la montée, sur le pont, les milliers que nous sommes (5900 coureurs) s'agitent. Ici, apparition de comportements déviants: il y a les expressifs qui dansent et hurlent au son de la musique, d'autres qui, gonflés de prétention, se faufilent brusquement en prétextant l'urgence de partir dans les premiers de ligne, les retardataires impatients qui se fâchent contre un conjoint ou un ami qui a oublié la collation ou la bouteille d'eau... et des petits nouveaux sur cette distance qui, comme moi, ne savent pas trop sur quelle émotion surfer! Déjà y être, c'est impressionnant: s'il fallait ne pas prendre le temps d'accueillir dans sa tête les échos vibrants des milliers de corps qui s'animent, se serait ignorer le bonheur de vivre ces précieux moment.
J'avoue avoir eu l'impression que nous étions une colonie de pingouins collés les uns aux autres sur la banquise. C'est que le vent, transporté comme un voile infatigable du loin de notre fleuve chéri, nous déstabilise le thermostat intérieur! Nous soufflant dans le dos par moment, il aura du reste toute l'intensité de décoiffer les toupets les plus rebels, et l'audace de nous agaçer dans les montées. Pour rendre le défi encore plus passionnant, évidemment!
Trop de coureurs sont encore amassés sur l'allée menant au départ. On retarde donc de 5 minutes et nous offre, dans l'attente, un discours puis un autre. Je ne sens pas la foule complice du Ministre de la santé à ce moment-ci. Les gens rouspètent un peu. Puis ça y est... le coup d'envoi est donné. La marée humaine, de ma lointaine travée de coureurs, ne bouge encore pas. On tente bien de mettre un pied devant l'autre, de simuler le pas de course, mais c'est inutile. Il me faudra attendre 2 bonnes minutes avant que l'amas se délie un peu et permette à mes pattes d'y aller de leurs propres enjambées.
On est parti. J'en suis. Je n'en reviens pas. Je me sens vraiment sur un nuage. J'inspire à m'éclater les alvéoles pour emmagasiner ces moments d'ivresse puis fonce. Je descends le pont et parcours mes 2 premiers kilomètres en tempo hyper confortables: 5'09... 5'20... j'hésite à continuer à ce rythme pour ne pas me brûler trop tôt. Une fois la montée Berri derrière (ce n'était donc QUE ÇA, la montée Berri?) je conserve un tempo de 5'40, bien en deçà de ce que ma hanche douloureuse et le vent de face risquaient de me ralentir.
Je lâche les doutes, puis me laisser mener dans la foule tout en conservant ma concentration. Mon corps et moi se parlons de temps en temps. Ma hanche installe sa douleur mais ne l'amplifie pas. Ouf! Puis l'Essentielle se porte à merveille, mon orteil rebel ne joue pas les trouble-fête, et le reste de l'ouvrage fait son travail. Merci! On lâche pas...
J'ai mémorisé la suite: ravitaillement d'eau à 4K... gel à 5K, eau à 9K, banane à 11K, eau à 14K, re-gel à 16K, eau à 17K... je respecte tout selon mes plans. En fait, j'ai l'impression d'avoir tellement visualisé le parcours et les postes de ravitaillement que je ne laisse pas beaucoup de place au plaisir de découvrir le décor ou la foule de spectateurs. Aller droit devant. Ma Bulle, ma musique, mon tempo: ne rien laisser au hasard. Et surtout, découvrir mon territoire à moi, mes muscles, mes douleurs, mes foulées, pour apprivoiser tout du long la valeur de l'effort que je demande à mon corps. Sur un des "post-it" affiché sur la porte d'armoire cette semaine il y avait cette petite phrase qui trouve tout son sens ici: " Ce n'est pas de la douleur: c'est du travail!" Eh bien, travaillons!!! Puis la montée Pie IX: tout en vengeance sur les souvenirs de l'an dernier! Je suis plus forte que toi... tu ne m'auras pas... je ne regarde pas trop haut devant, je regarde mon pied droit, mon pied gauche, et ainsi un pas après l'autre puis on recommence. Je dépasse même quelques coureurs et suis fière de conserver mon tempo. Un dicton africain nous rappelle que pour manger tout un éléphant, il faut prendre une bouchée à la fois: alors MANGEONS la montée Pie IX, que diable!!!
De ma Bulle j'ai parfois émergé pour enregistrer d'émouvants souvenirs: ce "tappes-là-dedans" offert par un petit bout de choux spectateur sur le bord d'un trottoir, les crécelles et tambourines, les djembés et la disco, le lapin du 2:00 chrono avec ses disciples piétinants, le coureur-businessman en veston-cravate, bref, 5900 histoires et défis personnels, 11 800 pieds, probablement autant d'ampoules sous la plante et quelques 129,300 km d'asphalte parcourus avec coeur et passion.
J'AI tenu tout du long un tempo plus que raisonnable: sous les 5'40 du kilomètre sauf dans les montées, puis 2 kilomètres en accéléré sur un sprint final dans les 5'10. C'était mon objectif ambitieux de la semaine, considérant les considérants de l'année et les imprévus des dernières heures. Un entraînement tricoté serré, qui au final me congratulait de ma fidèle persévérance.
Ce fut une belle course. Épuisante juste à souhait, ni plus ni moins. Et maintenant je connais l'objectif de mes prochains étés: améliorer mon demi... me concentrer sur les demis... ne pas abandonner le rêve d'un marathon mais ne pas viser si haut que par orgueil mal placé. On verra.
Et près du fil d'arrivée, la bonheur bouillant dans le sang, on regarde ce grand Stade en se remémorant toute la curiosité des "POURQUOI COURIR" lancés, souvent malgré eux, par des spectateurs et la famille avec scepticisme. Et à tous je répondrai: "PARCE QUE", car au final, est-ce si important de n'y rien comprendre?
La Plume...
... premier demi-marathon en 2h03 ce 5 septembre 2010 - Montréal
4 septembre 2010
Pourquoi courir - épisode IX
Ou...
... La conspiration anti-marathon
Certaines parties de mon corps contre-attaquent. Ou bien elles me boudent... ou bien elles jalousent celles qui se sont vues bichonnées et cajolées en période de repos sportif. Toujours est-il qu'à seulement 2 jours de mon demi, je suis paniquée.
C'est la hanche droite. J'ai l'inquiétude tatouée dans le visage, l'âme désespéré... Y aurait-il acharnement et complot de l'univers entier à ne pas me voir courir dimanche? À bout de force, je m'en remets aux bons soins de mon acupunctrice qui m'a transformée, en urgence avant-hier, en hérisson piétinant; elle m'aspire, ce matin, la poignée d'amour dans une ventouse qui me fait presque tourner de l'oeil tellement le résultat est déplaisant et douloureux. L'ai-je déjà dit que je voulais courir dimanche???
Il ne reste que 2 jours... je sais que c'est très peu, considérant l'inconfort et la douleur presqu'intolérable. Les questionnements m'étourdissent. je n'ose pas me confier à mes amis ni à ma famille puisque je ne veux pas de compassion: je veux de l'énergie, de la pensée positive... UN MIRACLE!!! Ne pas intégrer de panique externe dans ma Bulle... elle est bien suffisamment amochée comme ça!
Il ne me reste que 2 jours et dans les derniers jours, outre le repos forcé, j'ai pris soins de concentrer toute mon énergie à ressentir et comprendre ce nouveau pépin mécanique. Alors c'est en tant que nouvelle détentrice d'un "diplôme d'apprenti-physio-psycho-sportive", que j'ai ainsi décortiqué et analysé (encore) tous les éléments de ma course. Je sais que de descendre un escalier est confortable, le monter presqu'impossible sans m'agripper à la rampe... Lorsque j'exagère la bascule de mon bassin vers l'avant la douleur augmente, en sens contraire c'est supportable. Élargir la distance entre mes pieds entre chaque foulée diminue l'impact mais ça n'a rien du patron naturel de ma technique. Et une ligne trop droite, comme celle que je tiens, martèle mon articulation et la rend souffrante.
Je ne sais pas comment réagira la hanche sur une distance de 21 kilomètres. Je ne peux que souhaiter prendre le contrôle "moral" de la Bête en m'entourant de positivisme et ne rien changer à mon plan initial. De cette façon, je souhaite "enseigner" à mon corps et ses inconforts toute la notion de persévérance et de collaboration. Et je courrai en équipe avec moi-même, pas contre. Chaque pas sera un de plus.
Je quitte pour la grande ville dans 1 heure déjà. Et les enfants ne le savent pas encore, mais peut-être que ma seule course de la fin de semaine ce sera celle que je partagerai avec eux, sur leur Petit Marathon. Ensuite, seulement, je pourrai pactiser avec mon corps pour attaquer mon demi.
La Plume... qui s'impatiente décidément de la tournure des évènements :(
... La conspiration anti-marathon
Certaines parties de mon corps contre-attaquent. Ou bien elles me boudent... ou bien elles jalousent celles qui se sont vues bichonnées et cajolées en période de repos sportif. Toujours est-il qu'à seulement 2 jours de mon demi, je suis paniquée.
C'est la hanche droite. J'ai l'inquiétude tatouée dans le visage, l'âme désespéré... Y aurait-il acharnement et complot de l'univers entier à ne pas me voir courir dimanche? À bout de force, je m'en remets aux bons soins de mon acupunctrice qui m'a transformée, en urgence avant-hier, en hérisson piétinant; elle m'aspire, ce matin, la poignée d'amour dans une ventouse qui me fait presque tourner de l'oeil tellement le résultat est déplaisant et douloureux. L'ai-je déjà dit que je voulais courir dimanche???
Il ne reste que 2 jours... je sais que c'est très peu, considérant l'inconfort et la douleur presqu'intolérable. Les questionnements m'étourdissent. je n'ose pas me confier à mes amis ni à ma famille puisque je ne veux pas de compassion: je veux de l'énergie, de la pensée positive... UN MIRACLE!!! Ne pas intégrer de panique externe dans ma Bulle... elle est bien suffisamment amochée comme ça!
Il ne me reste que 2 jours et dans les derniers jours, outre le repos forcé, j'ai pris soins de concentrer toute mon énergie à ressentir et comprendre ce nouveau pépin mécanique. Alors c'est en tant que nouvelle détentrice d'un "diplôme d'apprenti-physio-psycho-sportive", que j'ai ainsi décortiqué et analysé (encore) tous les éléments de ma course. Je sais que de descendre un escalier est confortable, le monter presqu'impossible sans m'agripper à la rampe... Lorsque j'exagère la bascule de mon bassin vers l'avant la douleur augmente, en sens contraire c'est supportable. Élargir la distance entre mes pieds entre chaque foulée diminue l'impact mais ça n'a rien du patron naturel de ma technique. Et une ligne trop droite, comme celle que je tiens, martèle mon articulation et la rend souffrante.
Je ne sais pas comment réagira la hanche sur une distance de 21 kilomètres. Je ne peux que souhaiter prendre le contrôle "moral" de la Bête en m'entourant de positivisme et ne rien changer à mon plan initial. De cette façon, je souhaite "enseigner" à mon corps et ses inconforts toute la notion de persévérance et de collaboration. Et je courrai en équipe avec moi-même, pas contre. Chaque pas sera un de plus.
Je quitte pour la grande ville dans 1 heure déjà. Et les enfants ne le savent pas encore, mais peut-être que ma seule course de la fin de semaine ce sera celle que je partagerai avec eux, sur leur Petit Marathon. Ensuite, seulement, je pourrai pactiser avec mon corps pour attaquer mon demi.
La Plume... qui s'impatiente décidément de la tournure des évènements :(
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