31 mars 2017

Compétition taquine

Encrier, toi qui me suis de corps, de cœur et d’esprit depuis 8 ans déjà, jalouses-tu ces moments où je me confie sur ce grand réseau qui compétitionne nos passions ?

Plume, chère Plume, ton besoin de t’exprimer me fait honneur, vraiment. Peu importe où ils te mènent, tes mots sont une fierté.

Tu es doux pour moi, Encrier. 
J’aime te taquiner. 
J’aime t’entretenir de ce qui me bouleverse. 
Parfois pourtant, c’est ailleurs que l’utilité d’écrire se transporte !

Plume ! 
Si ta Course est blogueuse à ses heures, elle n’en demeure pas moins toi, tout ton toi ! Écrire n’est pas un amour exclusif : ça se partage. 
Ça se multiplie. 
Et parfois ça va et vient. 
Ça page blanche ou ça coule comme une source.

Oh ! C’est tellement vrai, cher Encrier ! 
Lorsque je blanchis des pages, mon cœur se brise un peu. 
J’ai la douleur et le manque jusqu’au bout des doigts !

Plume, tu sais, ces grands moments d’abstinence que la vie nous inflige, parfois ? 
Et bien, ce sont des pauses.
Tu le dis souvent toi-même. 
Et elles sont utiles, elles font du sens. 
Ne combat pas ! 

Toujours plus facile à dire qu’à faire, cher Encrier ! !
J’ai appris, pourtant : maintenant, lorsque cela m’arrive, je lâche prise… 
Ça rend la vie un peu plus facile dans ses moments de longueurs.

Mais Encrier, tu sais que je suis une Plume fidèle...
Fidèle à mes pensées, fidèle à mes envies, fidèle à mes intuitions. 
Et je n’ai pas besoin de tout l’Univers autour pour me rappeler. 
Alors lorsque ma vie devient page blanche, je demeure attentive à mon monde intérieur. 
Et en toi Encrier, je puise… je puise..

Plume, j’aime être ta muse !

Encrier, merci d’être mon espoir Taquin!




La Plume... jamais sans son Encrier!










25 mars 2017

Circonstantiellement



Hier.
Avant.
Précédemment.
Les ponts couverts.
Précieux. Indispensables.
Main dans la main pour protéger les charmants.

Hier.
Avant.
Pudiquement.
Les gares et les trains.
Les Legrand pour l’écrire.
Les paroles chantées pour se le dire.

Hier.
Avant.
Subtilement.
Les regards timides.
Les lèvres indécises.
Les chaperons pour freiner les baladeuses.

Hier.
Avant.
Lentement.
Un matin dans le silence.
Une soirée pour chuchoter.
Des promesses convenues d’une éternité.

Ici.
Maintenant.
Circonstanciellement.
Des textos pour se risquer.
Des émoticons pour s’exprimer.
Le temps de butiner et de recommencer.

Hier me manque.
Demain arrive.
Émotivement.
Délicatement.





La Plume…. lorsque viendra le bon moment.

Et voilà Legrand




17 mars 2017

Apprivoiser les fleurs

Pétales.
Douces pétales.
À vous regarder vous épanouir et resplendir en reposant sur mon piano
On croirait un mirage dans un désert.
Ce mirage qui fait naître un oasis
Qui a abreuvé une belle fraîcheur.
Et qui fait un peu fondre cet hiver.

2017 m’a déjà fait cadeau de deux bouquets. 
Toujours de cœur. 
Toujours parfumés de tendresse. 
Et c'est intimidant à chaque fois.
Ça rougit un peu les joues de celui qui les offre 
Et d'autant les joues de celle qui les reçoit. 
On m’a même offert ces toutes dernières en me laissant libre 
D’y ajouter la couleur et l’émotion qu’il me plairait. 
C’était plus qu’un bouquet : c’était la liberté florale, la liberté de cœur. 
J'apprivoiserai les fleurs.
Nous n'avons jamais assez de fleurs.

De l'espièglerie des pissenlits…
À la pureté des pivoines blanches…
Et l’odeur parfaite des lilas…
De fleurs qui deviennent bouquets.

Les bouquets que j’aurais aimé recevoir…
Ceux qui se sont fanés trop vite…
Ceux que j’ai quittés…
Les bouquets de mes admirateurs de course…
Ceux qui sont arrivés subtiles tout contre la peau parfumée de mes nouveau-nés.
Et que dire de celui de ma fête des mamans, et qui ne flétrira jamais ! 

Apprivoiser les fleurs, c'est un peu, beaucoup, passionnément apprivoiser du bonheur.
Je n’attendrai pas le prochain.
Ils sont toujours meilleurs lorsqu’inattendus.
Et il m'intimideront encore.
Toujours.


La Plume... florale

7 mars 2017

Les femmes, mes femmes et les vôtres…



Femmes, je dois avouer : je pense beaucoup à nous. 
                                         
En fait, je pense à nous à tous les jours
presque toutes les heures et minutes de mes journées

Et non, ce n’est pas seulement parce que je me lève tous les matins dans mon propre corps féminin, mais parce que vous êtes partout

Je pense à nous lorsque je suis forte et confiante
Je pense à nous lorsque je me regarde dans un miroir
Je pense à nous lorsque je suis anxieuse pour mille et une fausses raisons
Je pense à nous quand je ris, et quand je pleure

Je pense à nous les monoparentales, les parentales
Et les orphelines de famille

Les violentées, les triturées, les mal-aimées
Les chouchoutées, les câlinées, les embrassées

Les travailleuses sous-payées, les riches encabanées
Les entrepreneures, les entreprenantes et les lâcheuses-prises...

Les mères-taxi, les sœurs-confidentes, 
Les épouses-rôti-braisé, 
Les voisines-concombre-tomates,
 Les fillettes-vernis-à-ongles, 
Les belles-mères-dévouées, 
Les mammies-tricotantes, 
Les amies-5-à-7, 
Les tantines-becs-en-pincettes

Et infiniment je nous aime
Aux plus conventionnelles 
Comme à celles qui sortent des sentiers battus
Car les chemins de nos vies font de nous, 
Et selon les aléas de nos saisons 
Toutes celles dont je viens de parler
Parce que la vie nous fait les hauts et les bas 
qu’elle nous sait capable d’affronter et de savourer

Et j’ose imaginer que la vie porte beaucoup d’espoir 
Et que le monde roule sa bosse 
Depuis si longtemps sans trop chavirer 
Parce que nous sommes ce que nous sommes

Fortes et fragiles à la fois
Solide comme le roc mais douce comme un câlin
Et nous sommes infiniment inspirantes et belles
Alors aimons-nous, pour le bien de soi
mais surtout pour le bonheur de toutes !

Bonne journée de la femme xxx



La Plume… de moi à vous!

4 mars 2017

Le bout du nez froid



Il faut être un peu rebelle, des matins comme aujourd’hui, pour oser défier le froid et sortir le nez plus loin qu’il n’habite notre visage.

C’est bon, l’air frais dit-on.
C’est pur.
Moi je dis que lorsque les narines préfèrent se coller l’une à l’autre lorsque l’on inspire, c’est un signe.
Une évidence.
Trop, c’est trop !

Et nos doigts, et nos pauvres orteils, ont-ils leur mot à dire lorsque l’on s’obstine ?
Lorsque le ski nous taquine et la raquette nous gigote ?
Moi je dis: lorsque le pouce décline sa solitude pour s’inviter dans le reste de la mitaine, s’est un signe.
Une évidence.
Vous me suivez ?

Y’a les mordus : j’en suis.
J’adore l’hiver depuis que j’ai choisi de le vivre plutôt que de lui résister.
On sort son gros parka et tricote son foulard.
On randonne.
On glisse.
On s’abandonne à la neige qui tapisse et envahie nos paysages.
On la torture un peu avec nos souffleurs et nos pelles.
On la repousse et la confine en banc.
C’est inévitable : « faut ben sortir le char de son entrée pour aller travailler ! »

Mais le froid. Le grand froid ?
Celui qui s’amuse avec le vent…
Celui qui hypothermise notre thermostat intérieur…
Celui qui ne se contente pas de rougir nos joues
Mais qui abuse de nos capillaires pour y durcir jusqu’à l’hypoderme ?
Moi je dis que cela est un signe.
Une évidence.
Trop c’est trop !

Pourtant, ce matin encore j’en serai !
De la partie de plein air et de l’amour de mon hiver.
En fermant les yeux de temps en temps.
En laissant mordre ce froid tout en tortillant mes orteils et gigotant mes doigts.
Avec dans la tête le souvenir du meilleur moment
Celui du bain brûlant, rouge à la main, bulles pour les coquins !

Voilà le bonheur qui arrivera ensuite, telle une évidence.

La Plume