12 avril 2018

Silencieusement vôtre



Il y a des silences beaucoup trop longs 
Des inconforts qui s'installent 
Des absences qui nous habitent
Puis là, le présent me ramène à un battement

Celui du soupir, celui qui ne dure d’un temps
Celui qui patiente sagement le délicieux retour
Et d’un seizième, la musique a même compris
L’espace qui ne saurait perdurer entre deux baisers

Soupir, la musique t’a accordé la finesse
De leur permettre un peu de repos
Et de portées, en clés, en tablatures
D’être celui qui glisse et ne s’éternise pas trop

Merci d’être le calme que l’on s’accorde
Merci de ne pas être cruelle pause
Ni dernier roulement de tambour
Merci d’être juste le moment qu’il faut



La  Plume