Septembre 2006.
Je te revois encore, sur le pavé de l’entrée de la maison avec ton sourire coquin et le visage plein de soleil. Tu prenais enfin le chemin de l’école. Enfin, parce que de voir quitter ton grand frère depuis 2 ans piquait ton immense curiosité et titillait ton impatience de découvrir. C’était maintenant TON tour, le début de ton propre chemin.
Ce mois de septembre était un mois de grand chamboulement pour nous tous. Le mois où j’espérais le retour au calme de l’éclatement de notre famille que j’avais tant mis d’effort et de joie à construire. Comme reposait sur mes décisions le choix d’un autre parcours, il me fallait rester forte pour vous trois, ne pas atténuer votre joie d’être des enfants, ne pas laisser la colère et la tristesse de tout le monde détruire vos petits mondes.
À cette époque il me venait surtout de lourds moments, craignant ce que les uns prédisaient : « Tu vas briser le futur de tes enfants » … et ils nous examinaient tous comme des vautours attendant notre chute.
Et la chute ne s’est pas invitée dans notre nouvelle vie. Ce sont plutôt invités des moments tricotés serrés, parfois épuisants, parfois riches de rires, de voyages, de repas partagés, de ré-apprivoisement à tous nous faire aimer. À protéger notre amour. À tous se construire NOTRE famille. 12 ans plus tard... on s'en sort pas si mal, hein Fafafé??
Lorsque je regarde cette photo de toi, future écolière, future dévoreuse de connaissances et travaillante acharnée, (le sachant parce que tu m’annonçais déjà tes couleurs depuis l’âge tendre de 2 ans « C’est ma vie, maman! ») je savais que tu étais toi aussi une battante. Que tu m’aiderais à avancer, que tu serais une de mes 3 précieuses écoles de vie. Je te remercie.
Je sais que tu sais que je t’aime. Mais je ne t’aime pas juste parce que tu es merveilleuse, intelligente, accomplie, vivante… je t’aime parce que tu me fais confiance d’être à tes côtés en tant que maman. Car au fond, une maman, c’est comme une amie-conseillère-confidente-accompagnante dans l’ombre. Et surtout ne faire ombrage mais diriger sur toi les projecteurs. Pour te faire grande, grande, grande. Tu es si grande, Poulette!
Alors, sur cette grande histoire de ma « petite finissante » (ou était-ce plutôt le contraire), je t’offre mes plus grandes félicitations pour la fin de tes études secondaires.
Je t’aime…. xxx
Maman Plume