N'empêche que mon style n'a rien perdu de sa verve.
Il a erré ici et là sur d'autres plate-formes et laisser coulé son encre coquinement; mais moi je vous le dis, l'Encrier est de retour ici pour rester!
En ce matin de retour à ma Plume, quoi de mieux que vous parler des oiseaux. En fait, pas que d'oiseaux et de plumes, mais beaucoup d'ailes.
Les ailes, c'est fait pour voler. Les plumes sont donc un organe absolument magnifique qui permet d'avancer.
Vous me direz: les pieds, eux ne sont-ils pas une merveille également? Et que oui... nul besoin de convaincre une coureuse de l'ingéniosité évolutive de ces extensions que sont mes petons.
Les ailes, et c'est là que réside le merveilleux que je leur concède, semblent toutes faites pour la liberté! La liberté de s'élever au-dessus des barrières, la liberté de regarder derrière en sachant que le vrai chemin est devant, la liberté de se poser, la liberté de s'arrêter et la liberté en plongeant, en suivant le vent, en suspendant son mouvement.
Et des ailes, ça a des plumes.... à moins d'être un couac et d'avoir du poil aux pattes!
Et ça perd ses plumes...
Et nous, nous ramassons les plumes...
Nous en avons fait nos premiers stylos...
Et de plumes en plumes, nous avons choisi d'écrire pour voler, être libre, avancer, exprimer notre pensée.
J'aime les ailes. Celles des oiseaux m'enchantent mais je suis d'abord intriguée par celles des papillons. Pourquoi? Et bien parce qu'elles sont nées d'une bête à pattes.
Pourquoi vouloir transformer un bête à pattes, déjà capable de se mouvoir, et ma foi, de subvenir à tous ses besoins primaires, en fleuron de grâce et de beauté allongé d'ailes colorées et minces comme feuille de soie?
Et bien, je crois que la raison est la même que celle qui permet à vous et à moi de changer. Certes, nous ne sommes pas obligés de nous enfermer dans une cocon pour accompagner notre transformation, et même si certains choisissent parfois de le faire. Mais sans excroissances naissant sur notre extérieur, nous pouvons changer beaucoup, consciemment, de l'intérieur.
La conscience comme des ailes...
Les ailes pour voler...
Les ailes pour avancer...
Ce matin, j'écoutais le chant des oiseaux.
De la fenêtre de ma chambre, toujours entrouverte, j'entendais les corneilles et les corbeaux.
J'ai particulièrement aimé ce matin remplis de ces croassant...
Merci...
Je devrais maintenant aller voir s'ils ont abandonnés une petite plume, juste pour moi.
Mais au final, ils m'ont donné l'inspiration matinale pour cet heureux retour à mon Encrier.
La Plume
https://www.youtube.com/watch?v=VaZAIcDqKF8

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